GALERIE BIRCH 2004. Copenhague

Exposition individuelle du 6 au 20 mars.
 



Catalogue de l'exposition personelle  LE TIGRE, Galerie Birch 2004.  ( 634 KB. PDF )
 

Tigeren.-A.--146-x-114-cm

 

 

Le Tigre. A.

195x130 cm.

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Le Tigre. B.

162x114 cm.

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Tigeren.-B.--146-x-114-cm.

 

 

 

Tigeren.-C.--146-x-114-cm.

 

 

Le Tigre. C.

146x114 cm.

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Tigeren.-D.--146-x-114-cm.

Le Tigre.-D.  195x114 cm.

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Tigeren.-E.--146-x-114-cm.

 

 

Le Tigre. E.

146x114 cm.

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  Le Tigre. F.

146x114 cm.

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Tigeren.-F.--146-x-114-cm.

 

 

 

Tigeren.-G.--146-x-114-cm.

 

 

 

Le Tigre. G.

130x195 cm.

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  Tigeren.-U.--146-x-114-cm.

Le Tigre. U. 146x114 cm.

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  Le Tigre. T.

130x97 cm.

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Tigeren.-T.--146-x-114-cm.


Quelle est la couleur des rayures du tigre ?

Ole Lindboe

A propos de l’oeuvre d’Uffe Christoffersen

 

Dans le monde de l’art danois des années soixante-dix, c’était comme si chacun attendait que quelque chose arrive. La peinture contemporaine partait dans tous les sens. Beaucoup ressentaient une certaine lassitude.

Puis il y eut le groupement Violet Sol qui apparut tel une explosion et apporta un souffle nouveau, balayant les « unes » de l’art. Une forme de néo-expressionisme qui se jouait des idées reçues, séduisante et amoureuse des couleurs ; cela n’avait pas été vu depuis la révolution apportée par Cobra.

L’une des figures de proue de Violet Sol était sans conteste Uffe Christoffersen. Il était surtout connu pour ses tigres. A la fin des années quatre-vingt, Violet Sol ferma définitivement boutique, à la grande déception de beaucoup. Certains de ses membres disparurent de la scène. Pas Uffe Christoffersen : Il continua la poursuite de son motif, avec un enthousiasme égal.

On dirait qu’il ne peut plus s’arrêter de peindre. Il est clair qu’il possède un surplus d’énergie, que l’on ne voit que rarement dans le monde de l’art. Il peint toujours des tigres -dans tous les coloris, avec toutes sortes de rayures. Une pensée amusante se présente toujours quand on les observe plus soigneusement : Peut-être que le tigre n’est pas le motif central (même si la symbolique est remarquablement précise). Peut-être que ce sont tout simplement les couleurs qui constituent le motif principal d’Uffe Christoffersen ?

Ce soupçon ne l’empêchera certainement pas de dormir. Car c’est précisément dans les couleurs et le choc des contrastes, que son art est parmi les plus sauvages et vivants qui existent de nos jours. On s’étonne toujours de le voir représenter un tigre comme si c’était la première fois. De manière crue, spontanée, avec des couleurs sensuelles et brûlantes, comme si elles avaient apparu sous le soleil le plus torride de la jungle africaine.

On le voit dans sa dernière série, fraîchement arrivée à la galerie Birch : Rouges, verts, bleus, oranges, ocres... Les tigres feulent leurs contrastes. Chacune des nouvelles peintures piaffe sur sa toile, comme une force indomptable. Une toile d’Uffe Christoffersen est tendue comme un ressort, comme si même la couleur avait été captée juste avant un mouvement violent. Tout est prêt à bondir : rugissant et mordant. Le tigre est une métaphore de la sauvagerie qui est au coeur de la nature. Rien de maîtrisable. Effrayant et jouïssif.

Un tableau d’Uffe Christoffersen est une attaque en règle de tous les sens. Beau et violent à la fois. Ce n’est pas une bonne idée de lui tourner le dos.

La couleur des rayures du tigre ? Allez voir par vous-même !

Ole Lindboe
Journaliste au magazine Kunst, et pour Kunst i öjet, magazine artistique sur DK4 (Télévision)

2004

Trad. Anna Christoffersen